
La colonisation de Mars, l'un des plus grands rêves de l'humanité! Ces trente dernières années, de multiples missions spatiales de sondes automatisées à destination de Mars nous ont permis d'en apprendre beaucoup sur la planète rouge. C'est avec la mission Mars Pathfinder, en 1997, que la nouvelle ère de l'exploration spatiale à pris son essor. Sojourner, le minuscule véhicule motorisé, avait réalisé à l'époque un véritable exploit technologique en scrutant la surface martienne. Quelques survols historiques
Les premiers exploits de l'exploration martienne ont été réalisés par la sonde américaine Mariner 4 le 14 juillet 1965. Par la suite, Mariner 5 , 6 et 7 ont transmis plusieurs séries de photos. Quant à Mariner 9 il fut le premier satellite artificiel à se mettre en orbite autour de Mars, en 1971. C'est à cette sonde que l'on doit la découverte de la Vallée Marineris , un canyon gigantesque, ainsi que le fameux volcan Olympus , (le plus gros du système solaire). Les russes ont aussi lancé des sondes Mars 5 , entre autres, qui a transmis des photos qui étaient plus claires que celles recueillies par les sondes Mariner. En 1976, les missions Viking 1 et 2 visaient à découvrir si Mars abritait de la vie et ont servi par la suite à étudier, pendant plusieurs années, les conditions climatiques martiennes. En 1989, les russes ont envoyé la sonde Phobos 2 pour analyser la deuxième lune martienne, Phobos. Le 4 Juillet 1997, lors de la mission Mars Pathfinder , le petit véhicule motorisé Sojourner s'est posé sur le sol de la planète rouge. Il a transmis de nombreuses images dont certaines semblaient révéler que de l'eau avait coulé sur le sol martien. Mais ce sont les données recueillies par la sonde Mars Odyssey vers la fin de 2001, qui ont confirmé cette hypothèse. Les spécialistes croient même que certaines formes de vie primitive auraient pu s'y développer mais que tout aurait disparu au cours des siècles sous l'assaut des tempêtes magnétiques en provenance du soleil, Mars étant dépourvue de champ magnétique pour la protéger. De septembre 1997 à 2001 la mission Mars Global Surveyor a consisté à mettre un satellite en orbite afin de cartographier en détail la planète rouge et y répertorier les types de roches. Mars Odyssey a détecté la présence d'hydrogène enfoui jusqu'à 1 mètre de la surface de Mars. En décembre 2003, Mars Express , première mission de l'Agence Spatiale Européenne, a pris des clichés en trois dimensions de la topographie martienne grâce à une caméra stéréoscopique. En janvier 2004, les robots Spirit et Opportunity ont commencé à nous faire parvenir les premières images de la surface martienne. Ils constituent la 2 e génération de véhicules motorisés pour l'exploration. Un défi de taille
Le plus grand défi de l'exploration de Mars réside encore dans la méthode de transport de la Terre vers cette planète. Comme les planètes ne sont pas immobiles, qu'elles se déplacent autour du Soleil en décrivant des orbites elliptiques, le procédé consiste à imprimer une trajectoire courbe au véhicule spatial. Mars se déplace à une vitesse de 26 km par seconde. Effectuer un parcours de 500 millions de km, durant 7 à 8 mois, à la vitesse de 23 km par seconde et atteindre une cible se déplaçant elle-même à très grande vitesse requiert, on s'en doute, des calculs très précis. Une fois rendu à destination, les scientifiques font appel à l'ingéniosité et à l'intelligence artificielle pour planifier l'entrée dans l'atmosphère. Il faut freiner l'engin spatial de manière à ne pas abîmer les équipements et à le poser adéquatement au sol. Même chose pour contrôler les petits robots motorisés car la liaison depuis la Terre ne se fait pas en temps réel. Les ondes radio prennent entre 4 et 21 min pour parcourir la distance entre la Terre et Mars. Donc les spécialistes doivent maîtriser le téléguidage des petits véhicules. Si l'on veut éviter la perte du robot dans une fosse, il faut trouver des moyens pour le rendre plus autonome car, dans le meilleur des cas, l'information met plus de 4 minutes pour se rendre jusqu'au poste de pilotage terrestre et il faut calculer 4 minutes supplémentaires pour acheminer les nouvelles instructions jusqu'au véhicule martien. Plus la distance séparant la Terre et Mars s'agrandit, plus la transmission de données prend du temps parfois jusqu'à 42 minutes.
Depuis plusieurs années la NASA, en collaboration avec un consortium regroupant plusieurs pays, continue à envoyer des véhicules de plus en plus sophistiqués vers Mars afin de préparer les prochains vols habités. Par contre, dépêcher des humains sur Mars comporte de grands risques: l'exposition constante aux tempêtes magnétiques du soleil, les effets d'apesanteur, les conditions de vie dans un espace restreint, etc. Durée du voyage : 6 à 10 mois. Jusqu'à maintenant les expériences réalisées sur Terre afin de recréer une biosphère n'ont pas été un concluantes. La quantité de bioxyde de carbone devenait trop abondante et menace la survie des cosmonautes. D'autres missions vers Mars se dérouleront dans les prochaines années à venir afin de préparer le terrain. Les voyages vers la planète rouge ne sont pas pour demain. Les plus optimistes les croient tout de même possible là partir de 2009. Le Canada participe activement à l'élaboration des missions vers Mars. L'ingénieur Pierre Allard de l'Agence Spatiale Canadienne, entre autres, se spécialise dans la conception de logiciels dont la tâche est de rendre les robots motorisés plus autonomes pour les déplacements sur le sol martien.
L'exploration de Mars sur internet.
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