L'exobiologie L'exobiologie est cette branche de la science qui s'intéresse aux possibilités de vie extraterrestre. Elle serait la seule discipline scientifique qui n'a pas encore prouvé l'existence de ce qu'elle étudie selon Pierre Couillard, professeur de biologie à l'université de Montréal et exobiologiste à ses heures. Aux États-Unis, le centre de recherche Ames, situé à Moffet Field en Californie, possède une importante division d'exobiologie qui emploie une vingtaine de biologistes, physiciens, chimistes et astronomes. Considérant le nombre impressionnant d'étoiles dans la galaxie et de galaxies dans l'Univers, il serait bien étonnant qu'il n'y ait pas d'autres mondes habités quelque part.
«Jusque là, on croyait que le Soleil était essentiel à la vie, selon Kim Juniper, biologiste à l'Université du Québec à Montréal (UQAM), mais les sources hydrothermales démontrent qu'une autre source d'énergie -le volcanisme, peut très bien le remplacer. Ajouter à cela, quelques ingrédients chimiques, et la vie devient possible». C'est ainsi que dans les sources hydrothermales de l'océan pacifique (sources d'eau chaude d'origine volcanique) riches en éléments nutritifs, on a découvert des communautés d'êtres vivants, vers tubicoles géants, crevettes aveugles broutant des bactéries dévoreuses de sulfure, etc. «Ces organismes prolifèrent en l'absence de toute lumière solaire, à des pressions et des températures insupportables, on a même trouvé des bactéries qui survivent à 1150C, sous une pression de 200 atmosphères»! La plupart des exobiologistes estiment que la vie extraterrestres pourrait être fondée elle aussi, sur la chimie du carbone et qu'elle a besoin d'eau sous forme liquide. Leur argument,: aucune forme de vie terrestre ne peut se passer de ce précieux liquide, qui dissout les composés chimiques du vivant et permet leurs réactions. Nous avons découvert dans l'espace la présence de molécules organiques. Or, celles-ci sont les blocs de construction de la matière vivante telle que nous la connaissons. Si les matériaux constitutifs de la vie se retrouvent ailleurs que sur la Terre, pourquoi pas la vie elle même? Depuis une quarantaine d'années, des astronomes utilisent les radiotélescopes dans l'espoir de détecter un signal radio provenant d'une civilisation extraterrestre. La première tentative de ce genre (connue sous le nom de project OZMA) a été faite en avril 1960 par Frank Drake, qui avait d'ailleurs repéré une émission d'origine inconnue. Toutefois, nous avions rapidement conclu qu'elle provenait d'une expérience militaire ultrasecrète en octobre 1992: La NASA a mis en service une super station d'écoute.
Mais les américains après avoir financé sa mise en oeuvre à coups de dizaines de millions de dollars, ont eu tôt fait de couper les vivres au projet: «Y a t-il de la vie intélligente à Washington?» se sont d'ailleurs demandés certains observateurs depuis une kyrielle de programmes d'écoute de signaux extraterrestres ont vu le jour sous l'impulsion de groupes de chercheurs universitaires ou même de fondations privées au total, la cinquantaine de programmes d'écoute réalisés à ce jour n'ont scruté quelques milliers d'étoiles de notre galaxie étant composée de 200 milliards d'étoiles, il leur reste donc encore pas mal de pain sur la planche même si la planète souffre essentiellement de rayons ultraviolets du Soleil. Or de nombreux indices -lacs, lits de torrents et deltas de rivières asséchées suggèrent qu'il y a eu, jadis, beaucoup d'eau à la surface de mars et s'il y avait de l'eau, c'est forcément qu'il y avait une atmosphère puisque sans pression atmosphérique, l'eau entre en ébullition.
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